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[Éric Bosser “Réunion publique Éric Bosser”)]

Réunion publique de campagne — Liste menée par Éric Bosser

1. Synthèse de la réunion

  • Nature de la réunion : Réunion publique de campagne de la liste menée par le maire délégué sortant d’Esquibien, candidat aux élections municipales 2026 d’Audierne-Esquibien
  • Format : Réunion complète comprenant présentation des colistiers, développement du programme par thématiques (école, logement, culture/patrimoine, santé, environnement maritime), et échanges avec le public
  • Composition de l’équipe : Aucun élu de la majorité municipale sortante ; équipe présentée avec diversité de profils professionnels (santé, commerce international, recherche universitaire sur les espaces portuaires, hydrographie, gestion d’entreprise)
  • Positionnement : Rupture assumée avec la majorité sortante il y a environ un an, notamment sur le projet d’école Pierre-Le Lec jugé trop coûteux au regard du contexte démographique (51,2% de plus de 60 ans, seulement 8,8% de 0-14 ans)
  • Propositions phares : Abandon du projet de rénovation de Pierre-Le Lec (6 millions €) au profit d’une école modulaire évolutive (3,5 millions €) ; reconversion de l’ancien bâtiment en pôle culturel avec musée maritime modernisé ; priorité à la santé (attraction de spécialistes, logement d’urgence pour victimes de violences) ; protection contre les submersions marines
  • Climat de la réunion : Échanges souvent tendus, avec interventions critiques d’élus ou militants d’autres listes contestant la cohérence du revirement politique, la faisabilité des projets et le chiffrage budgétaire
  • Profession de foi : Mandature apaisée, écoute citoyenne, maîtrise budgétaire, consultation des habitants, nouveaux services (santé, culture, environnement)
  • Date et lieu : Théatre Georges Madec Audierne-Esquibien

2. Programme et propositions par catégorie thématique

Économie (Commerce, tourisme, emploi, port, pêche)

Diagnostic :

  • Flux touristique traversant la commune sans s’arrêter (visiteurs de la Pointe du Raz se rendant directement à Haliotica)
  • Économie saisonnière marquée (juillet-août, décembre, vacances scolaires) avec faible activité de janvier à juin et d’octobre à novembre
  • Commerces vivant principalement grâce aux habitants du Cap Sizun toute l’année, avec surcroît d’activité lié aux touristes et résidents secondaires pendant les vacances
  • Forte demande de locaux commerciaux (peu de disponibilité, signe d’attractivité) Propositions :
  • Création d’un musée maritime pour capter le flux touristique, avec stationnement prévu place Général de Gaulle (libération d’espace suite au retrait de bateaux de Strapimer)
  • Soutien renforcé aux commerçants et entreprises : accompagnement via partenariats avec la Chambre de Commerce et d’Industrie (formations gratuites, accès aux aides au numérique de 1 500 € pour entreprises de moins de 20 salariés)
  • Dialogue régulier avec les commerçants : rencontres plus fréquentes entre mairie et acteurs économiques locaux
  • Réactivation des locaux commerciaux vacants : négociation avec les propriétaires (baisse des loyers, vente), accompagnement des repreneurs (formation, aide à la création de sites internet)
  • Animation du territoire toute l’année : partenariats avec commerçants et associations pour dynamiser l’économie locale hors saison Compétences annoncées de l’équipe :
  • Présence d’une colistière enseignante-chercheur ayant collaboré avec le port d’Audierne et travaillant sur les espaces portuaires de l’Arc Atlantique
  • Expertise internationale en commerce apportée par un colistier ayant exercé comme directeur export pendant 33 ans Couches de gouvernance :
  • Intercommunal (CCA) : gestion de la Pointe du Raz, équipements touristiques mutualisés
  • National : dispositifs d’aide aux entreprises (formations, aides au numérique)
  • Communal : stationnement, musée maritime, dialogue avec commerçants, animations locales

Logement (Habitat, urbanisme, immobilier)

Diagnostic :

  • Pression des résidences secondaires (près de 50% des logements selon les intervenants, 46% mentionnés dans le contexte)
  • Pénurie de logements à l’année pour les jeunes et les saisonniers (transformation en locations saisonnières à la semaine)
  • Coût élevé des loyers lié à la rareté de l’offre
  • Existence de logements vacants sur la commune (quantité non précisée) Projets annoncés :
  • Ancienne poissonnerie d’Esquibien : 16 logements sociaux, projet attaqué en justice à trois reprises (cassation en cours)
  • Quartier du Sud : 12 logements (1 immeuble de 7 appartements + 5 maisons individuelles), également attaqué par deux habitants
  • École Saint-Joseph : après création de la nouvelle école modulaire, transformation en logements saisonniers et logements sociaux ou en accession à la propriété
  • École Sainte-Jeanne d’Arc : réhabilitation du bâtiment “qui tombe en ruine”
  • Ancienne caserne : projets futurs une fois le bâtiment libéré (déménagement prévu vers Scornec)
  • Kérivois (Finistère Habitat) : 90 logements existants ramenés à 80, projet de démolition du bâtiment A (40 logements) pour en reconstruire 25 Objectifs affichés :
  • Priorité aux primo-accédants Audiernais et Esquibiennois
  • Création d’au minimum 1 logement d’urgence pour les victimes de violences intra-familiales (femmes, hommes, enfants), en coordination avec la gendarmerie et la maison de santé, permettant un hébergement immédiat sans retour au domicile
  • Développement de logements saisonniers pour répondre aux besoins de l’activité touristique
  • Mise à disposition de logements vacants pour attirer des professionnels de santé spécialistes, avec formule de loyer comportant possibilité d’effort sur les premiers mois Propositions implicites :
  • Encourager les propriétaires de résidences secondaires peu occupées (un mois par an ou moins) à louer à des jeunes ou des saisonniers Débat :
  • Contradiction perçue entre critique des résidences secondaires dans un prospectus et présence de propriétaires de résidences secondaires sur la liste
  • Réponse : distinction entre fiscalité (non augmentée au niveau communal) et nécessité de mobiliser les logements vides pour des locations à l’année Couches de gouvernance :
  • Intercommunal (CCA) : augmentation de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires
  • Département Finistère : Finistère Habitat (bailleur social départemental), compétences sociales pour le logement d’urgence
  • National : dotations de l’État en baisse, dispositifs de lutte contre la vacance
  • Communal : décisions d’urbanisme, PLU, gestion du parc de logements vacants, projets de logements sociaux

Culture (Patrimoine, événements, arts, musique)

Réalisations citées :

  • Dynamique culturelle portée par les associations depuis 25-30 ans : Culture et Patrimoine, Eskia, Amis du Musée Maritime (conférences, événements, expositions, festivals des chapelles, Fête du Goémont)
  • Investissement de 365-380 000 € pour l’école Saint-Joseph (collège privé) pour la rentrée 2025, garantissant de bonnes conditions d’accueil avec cantine sur place (produits frais et locaux) Propositions :
  • Soutien renforcé aux associations culturelles et patrimoniales (Culture et Patrimoine, Eskia, Amis du Musée Maritime) : financement pérenne, accompagnement dans les démarches, identification de locaux adaptés, amélioration de la visibilité et communication
  • Reconversion de l’école Pierre-Le Lec en pôle culturel multifonction :
    • 1er étage : musée maritime du Cap Sizun avec équipements high-tech (financés à 70-80% par fonds européens selon les porteurs), boutique associée
    • 2e étage : programmation événementielle vivante (expositions temporaires, ateliers traditionnels liés à la maritimité, offres culturelles pour tous)
    • Bâtiment attenant : espace détente/convivialité/lecture à définir avec les habitants
  • Modernisation des équipements culturels : rénovation des Halles d’Audierne, relooking des deux bibliothèques
  • Préservation du patrimoine bâti : actions fortes sur les églises Saint-Tunoat et Saint-Raymond
  • Inscription des événements dans une démarche éco-responsable
  • Coopération territoriale à l’échelle intercommunale : participation au projet de musée du territoire (associant ruralité et maritimité) porté par la CCA, candidature au label Ville et Pays d’Art et d’Histoire
  • Soutien au Théâtre Georges-Madec : maintien de la gestion actuelle (gestion déléguée), amélioration de l’accueil (sas d’entrée), enveloppe pour achat de petit matériel Défis identifiés :
  • Besoin de locaux adaptés pour les associations
  • Fermeture du musée maritime (Hospice) depuis 4-5 ans (mérule), dispersion partielle des collections reprises par les particuliers prêteurs
  • Vieillissement des bénévoles de l’association Amis du Musée Maritime
  • Attractivité touristique limitée à 2 mois par an
  • Fréquentation incertaine du futur musée (estimation de 12 000 visiteurs évoquée sans confirmation) Projet Pierre-Le Lec : chiffrage et débat :
  • Budget estimé du bâtiment : moins de 3 millions € pour les travaux (hors aménagements high-tech)
  • Financement high-tech : 70-80% de subventions européennes annoncés (à confirmer)
  • Autofinancement communal : 20%, compensé par les revenus générés à l’ouverture
  • Comparaison : école modulaire de 280 élèves dans le Finistère réalisée pour 3,7 millions € avec crèche et garderie
  • Relocalisation de la bibliothèque d’Audierne : transférée à la CCA, nécessitant de trouver un nouveau local Couches de gouvernance :
  • Union Européenne : fonds structurels (FEDER) pour équipements high-tech (70-80% annoncés)
  • National : label Ville et Pays d’Art et d’Histoire
  • Région Bretagne / Département Finistère : cofinancements pour rénovation du bâtiment et projets culturels
  • Intercommunal (CCA) : projet de musée de territoire, transfert de compétence bibliothèque
  • Communal : gestion des équipements (Halles, bibliothèques, églises, Théâtre), subventions aux associations (1 500 €/an au musée maritime + deux saisonniers juillet-août), décision de reconversion de Pierre-Le Lec

Écologie (Environnement, énergie, déchets, biodiversité)

Diagnostic :

  • Montée des eaux lors des grandes marées conjuguées aux dépressions : petites inondations récurrentes menaçant le centre-ville
  • Érosion côtière et tempêtes : disparition du sable sur certaines plages, apparition de rochers, accès dangereux
  • Attraction dangereuse des tempêtes (promeneurs au bord de la mer par vents de plus de 100 km/h)
  • Absence de système d’évacuation efficace de l’eau de mer (boulevard de Guéprat) Propositions :
  • Protection contre les submersions marines : installation de palplanches pour sécuriser le centre-ville, en collaboration avec le Syndicat Mixte des Ports du Finistère
  • Sécurisation du chemin du halage et du boulevard de Guéprat : barrières automatisées permettant ouverture/fermeture rapide selon les horaires de marée (actuellement fermetures de 2-3 jours même quand l’eau n’arrive plus)
  • Solution alternative au mur de protection du boulevard de Guéprat (projet antérieur abandonné) : caniveau avec grosses buses pour évacuer l’eau vers la mer immédiatement
  • Installation d’escaliers en bois sur les plages (exemple : plage prés de l’hôtel Ty•Ys) pour faciliter l’accès là où le sable a disparu
  • École modulaire passive : construction d’une école écologique avec panneaux solaires et matériaux durables, économe en énergie
  • Labels environnementaux : obtention et maintien du label Port Propre (avec le Syndicat Mixte), poursuite du label Pavillon Bleu par des éco-gestes et actions citoyennes
  • Création d’un comité littoral réunissant commune, habitants et acteurs locaux pour réfléchir collectivement aux actions de préservation de l’environnement maritime et du trait de côte
  • Inscription des événements culturels dans une démarche soutenable et éco-responsable Débat sur la gestion des plages :
  • Tension entre demande de nettoyage pour l’attractivité touristique et préservation de la biodiversité (laisses de mer)
  • Proposition de discuter au sein du comité littoral
  • Distinction entre déchets polluants (à retirer) et éléments naturels (algues, laisses de mer)
  • Invitation des habitants à participer au nettoyage des vrais déchets Couches de gouvernance :
  • Département Finistère / Syndicat Mixte des Ports : compétence sur infrastructures portuaires et protection maritime
  • Intercommunal (CCA) : coordination possible sur politiques littorales
  • Communal : décisions sur aménagements locaux (escaliers, barrières, caniveaux), mobilisation citoyenne

Associations (Vie associative, clubs, bénévolat)

Expérience citée :

  • Un colistier a été président de la ADMR (association locale) pendant 10 ans avant de rejoindre la liste Propositions :
  • Rencontres plus fréquentes avec les associations (présentées comme insuffisantes dans la mandature actuelle)
  • Partenariat renforcé : implication des associations dans l’animation du territoire toute l’année, aux côtés des commerçants
  • Soutien aux associations culturelles et patrimoniales : financement pérenne, accompagnement, locaux adaptés
  • Actions citoyennes en faveur de l’environnement : implication potentielle des habitants dans le nettoyage des déchets sur les plages Couche de gouvernance :
  • Communal : subventions, mise à disposition de locaux, dialogue régulier, mobilisation citoyenne

Jeunesse (Écoles, enfance, activités jeunes)

Diagnostic démographique :

  • 146 élèves actuellement : 88 à l’école d’Audierne, 58 à l’école d’Esquibien
  • Baisse prévisionnelle : départ de 24 élèves de CM2 en 2028 vers le collège, non compensé par des arrivées de CP en raison du vieillissement démographique
  • Contexte régional : en Bretagne, 400 enfants de 3 ans en moins en 2026
  • Structure démographique de la commune : 0-14 ans : 8,8% ; 15-29 ans : 8,8% ; 30-44 ans : 10,6% ; 51,2% de plus de 60 ans
  • Fusion des deux écoles publiques nécessaire à horizon 2028 pour maintenir deux classes Projet de l’équipe sortante (contesté) :
  • Rénovation complète de l’école Pierre-Le Lec : budget de 6 millions € TTC, avec 900 000 € de subventions obtenues en 2025 (nouvelles demandes votées le 18 février 2026)
  • Ajout de 700 000 € supplémentaires nécessaires pour une rampe d’accès sécurisé, portant le coût global à environ 6,7 millions €
  • Risque d’endettement bloquant tout autre projet pendant le mandat
  • Marchés déjà passés juridiquement, indemnisations inévitables en cas d’annulation Contre-proposition de la liste :
  • École modulaire, évolutive et verte sur un terrain communal près de la piscine (zonage 2AUS nécessitant autorisation préfectorale de construire)
  • Budget estimé : 3,5 millions € TTC, subventionné à 50% (soit 1,75 million € à charge de la commune)
  • Avantages annoncés :
    • Sécurité : accès sécurisé, cheminement piéton, parking sur place
    • Modularité : possibilité d’ajouter des modules si accueil d’élèves d’autres écoles du Cap Sizun
    • Équipements intégrés : crèche, garderie, cantine municipale avec cuisinier actuellement employé au collège Saint-Jo/Émile Combes, gymnase (à terme)
    • Restauration : produits frais et locaux
    • Flexibilité pour les parents : dépôt/récupération des enfants facilitée pour ceux travaillant à Quimper
    • Construction rapide : environ 1 an une fois les autorisations obtenues Transition :
  • Les élèves restent dans les écoles actuelles pendant la réalisation du projet Points de vigilance soulevés lors des échanges :
  • Terrain classé 2AUS nécessitant modification du PLU et autorisation préfectorale (issue incertaine)
  • Site de repli non dévoilé
  • Pas de plans présentés lors de la réunion
  • Contradiction avec votes antérieurs favorables au projet Pierre-Le Lec (désamiantage, démolition votés)
  • Pénalités de rupture de contrat : 5% ramenés à 3%, espoir de les éviter en travaillant avec les mêmes entreprises sur d’autres projets
  • Question de la consultation des enseignants (affirmée par le candidat, contestée par une intervenante)
  • Impact sur les enseignants : probables fermetures de classes et redéploiements d’effectifs Couches de gouvernance :
  • National : académie (autorisation d’ouverture/fermeture d’école), dotations de l’État en baisse
  • Préfecture (État déconcentré) : autorisation de construire en zone 2AUS
  • Région / Département / Intercommunal (CCA) : possibles co-financements (50% de subventions annoncés, sources non précisées)
  • Communal : maîtrise d’ouvrage, choix du projet, budget, services périscolaires

Alimentation-Bien-Être-Soins (Alimentation, santé, bien-être, services médicaux)

Diagnostic alarmant : Données démographiques et sanitaires :

  • 51,2% de la population a plus de 60 ans (60-74 ans : 30,4% ; 75 ans et plus : 20,8%)
  • 34,6% des patients en Affection Longue Durée (ALD) contre 26% dans le Finistère
  • 720 patients n’ont pas de médecin traitant ; 84 patients en ALD n’ont pas de médecin traitant attitré (suivis par différents médecins selon disponibilités) Situation des professionnels de santé :
  • Médecins généralistes : situation relativement correcte, possibilité d’accueillir un médecin junior supplémentaire mais manque de place physique dans la maison de santé
  • Dentistes : situation d’urgence
    • Un dentiste part à la retraite prochainement
    • Une jeune femme s’est installée sur le cabinet d’Esquibien
    • Besoin de deux dentistes supplémentaires pour couvrir les besoins du Cap
    • Témoignage d’un colistier parcourant 200 km aller-retour (jusqu’à Moëlan-sur-Mer) pour consulter
  • Cardiologie : le cardiologue actuel part bientôt à la retraite
  • Dermatologie : consultations disponibles à Pont-l’Abbé et Quimper seulement, besoin identifié (population de marins et agriculteurs)
  • Délais de consultation : 6 à 9 mois d’attente pour un spécialiste, conduisant à un renoncement aux soins Pathologies identifiées :
  • Problèmes dermatologiques (ensoleillement, allergies)
  • Non-suivi dentaire entraînant des complications en cascade
  • Pathologies chroniques du vieillissement : BPCO, insuffisances cardiaques et respiratoires
  • Violences intra-familiales Propositions concrètes : Coopération et gouvernance :
  • Coopération renforcée avec la Maison de Santé multi-sites existante sur Esquibien
  • Rencontres déjà réalisées avec la coordinatrice du pôle médical des Esquibiens Infrastructures :
  • Aide pour un module supplémentaire à la maison de santé permettant d’accueillir un médecin généraliste junior
  • Parcours santé : aménagement d’un parcours de marche avec équipements, de la piscine jusqu’à Georges Malec, incluant les abords de l’EHPAD à venir
    • Objectif : accessible aux personnes âgées et aux enfants
    • Budget estimé modeste
    • Projet initialement demandé par la maison de santé mais non réalisé Attractivité et aides à l’installation de spécialistes :
  • Octroi de logements vacants contre loyer (avec effort possible sur les premiers mois)
  • Mobilisation des aides financières existantes :
    • ARS (Agence Régionale de Santé)
    • ARCE (Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise) : exonération partielle des charges sociales pendant la première année + capital versé en deux fois
    • Contrats CAIP (Contrat d’Aide à l’Installation des Professionnels de santé) en zone fragile : aide de 50 000 €
  • Formule envisagée : cabinets avec permanences tournantes (dermatologue un jour, cardiologue un autre jour)
  • Arguments d’attractivité : qualité de vie, belles plages, clientèle importante et rapide Actions sociales et prévention :
  • Logement d’urgence pour victimes de violences intra-familiales (femmes, hommes, enfants), en coordination avec gendarmerie et maison de santé, permettant prise en charge rapide (bilans de constatation, protection immédiate, hébergement d’urgence)
  • Actions d’information et de prévention (à l’étude, non détaillées) Ressources humaines existantes :
  • Présence d’une infirmière ASALEE (Action de Santé Libérale En Équipe) au pôle médical
  • Note : recrutements d’infirmières ASALEE actuellement suspendus au niveau national Alimentation :
  • Restauration municipale avec produits frais et locaux dans la future école (cuisinier du collège Saint-Jo/Émile Combes à conserver)
  • L’école Saint-Joseph dispose déjà d’une cantine avec produits frais et locaux Réactions du public :
  • Scepticisme généralisé sur la capacité à attirer des spécialistes (“problème de toutes les communes”)
  • Difficultés déjà rencontrées à l’hôpital de Quimper (départ de dermatologues)
  • Doute sur l’attractivité par rapport à Quimper ou Pont-l’Abbé
  • Mention des ratios démographiques : un cardiologue ne s’installerait pas à moins de 25 000 habitants
  • Critique : “C’est illusoire de penser que vous pouvez faire quelque chose” Réponse de la liste :
  • Reconnaissance de la difficulté mais refus du fatalisme
  • Distinction entre ambition (ne pas recruter 3 spécialistes immédiatement) et engagement (“s’y employer”)
  • Mise en avant de la mutualisation et des permanences comme solutions alternatives
  • Reconnaissance que certaines spécialités connaissent une pénurie nationale Couches de gouvernance :
  • National : dispositifs d’aide (ARCE), suspension des recrutements ASALEE, politique de répartition des professionnels de santé
  • Région (ARS Bretagne) : zonage des zones fragiles, contrats CAIP (50 000 €), coordination de l’offre de soins
  • Département Finistère : compétences sociales pour le logement d’urgence
  • Intercommunal (CCA) : maison de santé multi-sites, mutualisation de l’offre
  • Communal : logements pour professionnels, parcours santé, logement d’urgence, partenariat avec maison de santé et gendarmerie

3. Couches de gouvernance

Union Européenne

  • Fonds structurels (FEDER) : financement évoqué à hauteur de 70-80% pour les équipements high-tech et l’aménagement intérieur du musée maritime modernisé (à confirmer)
  • Potentiellement concernée par les fonds structurels pour équipements publics, rénovation énergétique, développement territorial (non explicitement mentionné)

National

  • Écoles : académie (autorisation d’ouverture/fermeture), cadre juridique des marchés publics, obligations d’indemnisation en cas de rupture de contrats
  • Dotations de l’État (DGF) : baisse des dotations évoquée comme contrainte budgétaire
  • Santé : dispositifs d’aide à l’installation (ARCE), arrêt des recrutements d’infirmières ASALEE, politique de répartition démographique des professionnels
  • Label Ville et Pays d’Art et d’Histoire : candidature envisagée
  • Dispositifs d’aide aux entreprises : formations, aides au numérique (1 500 € pour entreprises de moins de 20 salariés)

Région Bretagne

  • Démographie : contexte régional de baisse de natalité (400 enfants de 3 ans en moins en 2026)
  • ARS (Agence Régionale de Santé) : zonage des zones fragiles, contrats CAIP (aide de 50 000 €), coordination de l’offre de soins
  • Gestion des ports : compétence régionale sur Sainte-Évette, décision de suppression des mouillages de passage, demande d’installation de douches et toilettes automatiques en cours depuis 3-4 ans
  • Cofinancements : possibles pour équipements publics, écoles, rénovation énergétique, projets culturels

Département Finistère

  • Finistère Habitat : bailleur social départemental, gestionnaire des logements de Kérivois (80 logements, projet de démolition/reconstruction)
  • Syndicat Mixte des Ports du Finistère : partenaire pour projets de protection contre submersions marines (palplanches) et labels environnementaux (Port Propre)
  • Santé : comparaison statistique (26% de patients en ALD dans le Finistère vs 34,6% à Audierne-Esquibien)
  • Action sociale : coordination pour logement d’urgence victimes de violences
  • Cofinancements : possibles pour logements sociaux, écoles, équipements, patrimoine

Intercommunal (CCA - Communauté de Communes Cap Sizun - Pointe du Raz)

  • Fiscalité : augmentation de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires au niveau intercommunal (pas au niveau communal)
  • Tourisme : gestion de la Pointe du Raz, équipements intercommunaux
  • Santé : Maison de Santé multi-sites existante sur Esquibien, couverture des besoins du Cap Sizun
  • Culture : projet de musée de territoire (associant ruralité et maritimité) en réflexion entre trois communes, transfert de compétence sur la bibliothèque d’Audierne
  • Siège de la CCA : projet controversé d’implantation sur le site du Stum (domaine public maritime, zone inondable), actuellement bloqué par un recours contentieux
    • Position du candidat tête de liste : favorable au maintien à Audierne sur le Stum pour visibilité et accessibilité
    • Alternative évoquée : rue Renoir (6000 m² constructibles, 1,5 million € soit 3 fois moins cher)
  • Enjeu territorial : évolution démographique du Cap Sizun (fermetures d’écoles envisagées, modularité de l’école pour accueillir des élèves d’autres communes)

Communal (Audierne-Esquibien)

  • Décisions stratégiques : choix du projet d’école, localisation, budget, PLU, affectation des bâtiments publics
  • Budget : situation financière décrite comme saine mais menacée par un endettement trop lourd (6-7 millions € pour Pierre-Le Lec vs 3,5 millions € pour école modulaire), engagement de maîtrise budgétaire
  • Maîtrise d’ouvrage : conduite des projets d’école, logements, réhabilitation de bâtiments, équipements culturels et environnementaux
  • Patrimoine foncier : terrain communal près de la piscine, école Pierre-Le Lec, école Saint-Jo, école Sainte-Jeanne d’Arc, ancienne caserne, ancienne poissonnerie
  • Services : crèche, garderie, cantine, restauration municipale, parcours santé, logement d’urgence
  • Équipements : musée maritime, stationnement place Général de Gaulle, Halles, bibliothèques, églises, Théâtre Georges-Madec
  • Infrastructures de protection : barrières automatisées, caniveaux d’évacuation, escaliers d’accès aux plages, palplanches
  • Gestion courante : entretien des toilettes publiques, équipements de plage, soutien aux associations, dialogue avec commerçants
  • Comité littoral : initiative locale de concertation sur l’environnement maritime

4. Questions du public et échanges

Sur le projet d’école modulaire

Questions sur la cohérence politique :

  • Une intervenante rappelle que le candidat tête de liste a voté à plusieurs reprises pour le projet Pierre-Le Lec (désamiantage, démolition, subventions), y compris le 18 février 2026. Interrogation sur la légitimité du revirement en cours de mandat.
  • Réponse : face au coût croissant (6 millions € + 700 000 € pour la rampe), le candidat assume un changement de position pour une “solution raisonnable”. Questions sur la faisabilité :
  • Le terrain près de la piscine est classé 2AUS (zone à urbaniser) donc non constructible en l’état. Une intervenante souligne qu’il faut une modification du PLU et l’accord du préfet, sans garantie d’obtention.
  • Réponse : un site de repli existe, non dévoilé lors de la réunion.
  • Pas de plans présentés (promesse de les montrer “en temps voulu”). Questions sur le coût et les subventions :
  • Une intervenante rappelle que l’architecte du projet Pierre-Le Lec a déclaré le 18 février 2026 que le coût global était de 6,5 millions € et qu’une construction neuve coûterait encore plus cher.
  • Elle demande des garanties sur les 50% de subventions annoncés pour l’école modulaire.
  • Réponse : comparaison avec une école modulaire de 280 élèves dans le Finistère (3,7 millions € tout compris avec crèche et garderie), donc estimation à 3,5-4 millions € pour une école plus petite. Questions sur les pénalités de rupture de contrat :
  • Un intervenant rapporte que le maire sortant a attaqué un candidat d’une autre liste sur les pénalités de rupture (5% ramenés à 3%) et demande quelle sera la position de la liste.
  • Réponse : travailler avec les entreprises déjà retenues pour les réaffecter à d’autres projets (école modulaire, réhabilitation partielle de Pierre-Le Lec) afin de “perdre le moins d’argent possible”, renégocier les prix. Questions sur la consultation des enseignants :
  • Le candidat affirme avoir consulté les enseignants.
  • Une intervenante conteste : les enseignants n’auraient pas parlé de “classe ULIS” (terme incorrect) mais de “dispositif ULIS”.
  • Échange tendu, le candidat estimant que l’intervenante “joue avec les mots”.

Sur les logements

Observation :

  • Une intervenante souligne que les projets logement présentés (ancienne poissonnerie, quartier du Sud, Kérivois) sont des projets déjà en cours, pas des projets nouveaux.
  • Réponse : ils sont “bloqués” (contentieux), donc leur réalisation dépendra de l’issue des recours.

Sur les commerçants

Question :

  • Le candidat affirme avoir rencontré les commerçants qui auraient donné leur accord aux projets.
  • Une intervenante (se présentant comme adjointe au commerce) affirme avoir elle aussi rencontré les commerçants et conteste cette affirmation.

Sur les résidences secondaires et cohérence du programme

Intervention :

  • Contradiction perçue entre la critique des résidences secondaires dans un prospectus de campagne et la présence de propriétaires de résidences secondaires sur la liste.
  • Réponse :
    • Distinction entre fiscalité (non augmentée au niveau communal) et problème de disponibilité des logements.
    • Reconnaissance de l’importance économique des résidences secondaires pour les commerces.
    • Critique des propriétaires qui ne louent pas à l’année alors qu’ils n’occupent leur logement que quelques semaines par an.
    • Appel à la mobilisation de ces logements pour les jeunes et les saisonniers.

Sur le chiffrage et la clarté du programme

Intervention :

  • Impression d’un programme “flou”, manque de précisions budgétaires (comparaison entre le coût de l’école modulaire et la rénovation de Pierre-Le Lec, enveloppe totale sur 6 ans).
  • Réponse :
    • Montants estimés et non confirmés pour l’instant pour l’école modulaire et les travaux de Pierre-Le Lec _.
    • Engagement de ne pas dépasser les capacités budgétaires, de réaliser des études avant décision.
    • Promesse de transparence via le bulletin municipal.

Sur le musée maritime et Pierre-Le Lec

Questions sur la légitimité et la connaissance du terrain :

  • La candidate culture/patrimoine connaît-elle le montant de la cotisation annuelle versée à l’association Culture et Patrimoine ? Quelle est sa légitimité si elle n’est présente que “15 jours ou 3 semaines par an” sur le territoire ?
  • Réponse : la candidate affirme que son rythme de vie a changé, qu’elle connaît l’enveloppe globale, et qu’elle a échangé avec la présidente de l’association qui reconnaît qu’il y a “des efforts à faire”. Questions sur le projet :
  • Est-il prévu de transformer toute l’école Pierre-Le Lec en musée ?
  • Réponse : seul le bloc principal serait concerné, pas l’intégralité du site.
  • Quelle est l’estimation de la fréquentation ? Un chiffre de 12 000 visiteurs a-t-il été avancé ?
  • Réponse : le chiffre semble évoqué mais non confirmé explicitement.
  • Que deviendront les enseignants ?
  • Réponse : probables fermetures de classes et redéploiements d’effectifs.
  • Que contiendront les vitrines ?
  • Réponse : cela dépendra de la localisation du musée de territoire intercommunal et d’un accord avec le responsable des collections. Beaucoup de pièces ont été reprises par les particuliers après la fermeture du musée de l’Hospice (mérule). Questions sur le financement :
  • Quelle est l’estimation du coût total ?
  • Réponse : moins de 3 millions € pour le bâtiment. Les aménagements high-tech seraient financés à hauteur de 70-80% par l’Europe. L’autofinancement communal représenterait 20%, compensé par les revenus générés.
  • Est-il réaliste de parler de 70-80% de subventions européennes ?
  • Réponse : les porteurs affirment avoir des contacts avec l’Europe. Remarques sur la viabilité économique :
  • Les touristes ne sont présents que 2 mois par an, le budget sera énorme, l’attractivité limitée. Le musée précédent a fermé faute de moyens.
  • Réponse : le musée sera ouvert toute l’année, avec une offre pour les scolaires du Cap Sizun et au-delà. L’association des Amis du Musée Maritime ne peut plus continuer seule (vieillissement des bénévoles).

Sur la santé et l’accès aux soins

Scepticisme :

  • “C’est le problème de toutes les communes”. Difficultés à Quimper (départs de dermatologues). “Pensez-vous vraiment qu’ils vont venir s’installer à Audierne ?”
  • Réponse : refus du fatalisme (“Si on part en se disant il n’y aura pas, c’est sûr qu’on n’avance pas du tout”), reconnaissance de la difficulté mais engagement à “s’y employer”, proposition de permanences tournantes. Objection technique :
  • “L’action d’une municipalité pour stimuler l’installation de spécialistes, c’est illusoire”. Un cardiologue ne s’installe pas à moins de 25 000 habitants.
  • Réponse : “On peut mutualiser”. Question sur les BPCO :
  • “Les patients sont quand même plutôt démunis”.
  • Réponse : reconnaissance du problème, mention de la présence d’une infirmière ASALEE, reconnaissance que “ça ne suffit pas”, information sur l’arrêt des recrutements ASALEE au niveau national. Question sur les logements proposés aux spécialistes :
  • Réponse : logements vacants sur la commune, nombre et nature dépendront des professionnels à accueillir, formule de location avec possible effort sur les premiers mois.

Sur le parcours santé

Incompréhension initiale :

  • “Vous parlez d’un parcours santé, très bien, mais on a déjà beaucoup de mal à envoyer les gens qui en ont besoin à Quimper (…) Ça paraît compliqué quand même”.
  • Clarification : le parcours santé est un aménagement physique (parcours de marche avec équipements) entre la piscine et Georges Malec, pas un dispositif de transport ou d’orientation médicale. Projet peu coûteux, initialement demandé par la maison de santé.

Sur l’environnement maritime et la gestion des plages

Question :

  • Prévoyez-vous de nettoyer les plages pendant l’été ? Remarque sur la tension entre attractivité touristique et positions écologistes.
  • Réponse : proposition de discuter au sein du comité littoral. Reconnaissance de la tension. Mise en avant du caractère sauvage de la région bretonne. Distinction entre déchets polluants (à retirer) et éléments naturels (algues, laisses de mer). Invitation des habitants à participer.

Sur la protection du boulevard de Guéprat

Question :

  • Les barrières automatisées visent-elles à empêcher l’accès ou à réellement sécuriser ?
  • Réponse : objectif double : permettre une réouverture rapide après la pleine mer et protéger les promeneurs attirés par les tempêtes spectaculaires.
  • Pourquoi le projet antérieur de mur de protection n’a-t-il pas été soutenu ?
  • Réponse : le mur n’aurait probablement pas tenu face à la houle. Proposition alternative d’un système de caniveau avec grosses buses pour évacuer l’eau rapidement.

Sur les services aux plaisanciers à Sainte-Évette

Question :

  • Y aura-t-il enfin des douches pour les plaisanciers ?
  • Réponse : étude en cours au niveau régional depuis 3-4 ans. Demande de toilettes et douches automatiques formulée. Les anciennes douches (jetons en régie) rapportaient seulement 35 €/mois pour un entretien quotidien jugé disproportionné. La Région a décidé de supprimer les mouillages de passage (non financés). Seuls les 150 mouillages fixes seront maintenus.

Sur le siège de la Communauté de Communes

Question :

  • Quelle serait votre position concernant le nouveau siège communautaire prévu sur le domaine public maritime en zone inondable (site du Stum) ?
  • Contexte : alternative moins coûteuse rue Renoir (6000 m² constructibles, 1,5 million € soit 3 fois moins cher). Photos d’inondations disponibles en ligne.
  • Réponse :
    • N’a jamais personnellement vu l’eau arriver au niveau de la Maison des services
    • Considère que le site rue Renoir est trop peu visible
    • Souhaite que le siège reste à Audierne (risque qu’il parte ailleurs sinon)
    • Favorable à la localisation près de la Maison des services (beaucoup de passages, stationnement)
    • Ne changera pas de position
    • Reconnaît que la décision finale appartiendra au futur président et aux conseillers communautaires
  • Contre-argumentation : photos d’inondation avec véhicule ayant de l’eau jusqu’à mi-roues, questionnement sur la pertinence d’une vue sur mer pour un bâtiment administratif peu fréquenté, rue Renoir offre des possibilités d’extension à moindre coût. Tonalité générale : Débats parfois tendus, positions campées sur plusieurs sujets, enjeux intercommunaux sensibles.

5. Points d’attention pour les Capistes

Engagements concrets identifiés

  1. École : abandon du projet de rénovation de Pierre-Le Lec (6-7 millions €) au profit d’une école modulaire neuve (3,5 millions €, subventionnée à 50%), incluant crèche, garderie, cantine municipale, à construire près de la piscine ou sur un site de repli
  2. Logements : poursuite des projets en cours (16 logements ancienne poissonnerie, 12 logements quartier du Sud, projets à Saint-Jo, caserne, Sainte-Jeanne d’Arc), priorité aux primo-accédants locaux, création d’un logement d’urgence pour victimes de violences intra-familiales, logements pour professionnels de santé
  3. Musée maritime : reconversion de Pierre-Le Lec en pôle culturel multifonction (musée high-tech, expositions, ateliers, espace convivial), budget bâtiment < 3 millions €, aménagements high-tech financés à 70-80% par fonds européens selon les porteurs
  4. Santé : attraction de spécialistes (dentistes, dermatologues, cardiologues) via logements, aides CAIP (50 000 €), permanences tournantes ; module supplémentaire maison de santé ; parcours santé (piscine-Georges Malec-EHPAD) ; logement d’urgence pour victimes de violences
  5. Environnement maritime : protection contre submersions marines (palplanches, barrières automatisées, caniveaux d’évacuation) ; escaliers d’accès aux plages ; comité littoral participatif ; labels Port Propre et Pavillon Bleu
  6. Commerce et associations : soutien renforcé aux commerçants (CCI, formations, aides au numérique), réactivation des locaux vacants, animations toute l’année en partenariat avec associations ; financement pérenne et locaux pour associations culturelles
  7. Culture : rénovation Halles et bibliothèques, préservation églises Saint-Tunoat et Saint-Raymond, soutien au Théâtre Georges-Madec, participation au musée de territoire intercommunal, candidature label Ville et Pays d’Art et d’Histoire
  8. Gouvernance : maintien du siège CCA à Audierne sur le site du Stum, consultation citoyenne, mandature apaisée, maîtrise budgétaire

Faisabilité et points de vigilance

École modulaire :

  • Projet ambitieux mais non finalisé (pas de plans, autorisation préfectorale incertaine en zone 2AUS, 50% de subventions non garantis)
  • Site de repli non dévoilé
  • Pénalités de rupture du projet Pierre-Le Lec (3-5%) reconnues, stratégie de réaffectation des entreprises à valider
  • Calendrier : environ 1 an une fois les autorisations obtenues Logements :
  • Plusieurs projets bloqués par des contentieux (ancienne poissonnerie en cassation pour la 3e fois, quartier du Sud attaqué), réalisation conditionnée à l’issue judiciaire
  • Pas de mesures spécifiques sur la régulation des résidences secondaires (46%) ou la sortie de logements vacants au-delà de leur mobilisation pour professionnels de santé Musée maritime :
  • Estimation budgétaire générale (< 3 millions € pour le bâtiment) sans étude détaillée présentée
  • Financement européen à 70-80% pour équipements high-tech nécessite confirmation
  • Fréquentation incertaine (12 000 visiteurs évoqués sans confirmation) au regard de la saisonnalité (2 mois)
  • Contenu des collections dépendant d’un accord avec le responsable et de la localisation du musée de territoire intercommunal
  • Pas de précision sur l’emploi permanent pour un musée ouvert toute l’année (actuellement deux saisonniers juillet-août)
  • Autofinancement à 20% à compenser par revenus générés (billetterie, boutique, location d’espaces) nécessite une étude de viabilité Santé :
  • Attractivité territoriale limitée reconnue par le public (ratios démographiques insuffisants, difficultés déjà rencontrées à Quimper)
  • Leviers d’action réels mais limités (CAIP 50 000 €, logements, exonérations de charges) ne garantissent pas l’arrivée de professionnels
  • Solutions intermédiaires (mutualisation, permanences tournantes) plus réalistes mais offrent une réponse partielle
  • Manque de place immédiat dans la maison de santé (module supplémentaire nécessaire même pour un généraliste junior)
  • Engagement formulé : “s’y employer” plutôt que “recruter 3 spécialistes immédiatement” Environnement maritime :
  • Dépendance au Syndicat Mixte des Ports pour palplanches
  • Pas de calendrier précis ni de chiffrage pour les équipements de protection Siège CCA :
  • Position favorable au site du Stum malgré les photos d’inondations et l’alternative moins coûteuse rue Renoir pose question sur la prise en compte du risque climatique
  • Décision finale appartenant au futur conseil communautaire, risque de tensions intercommunales Commerce et tourisme :
  • Pas de développement sur le soutien à la pêche et au port (pourtant présentés comme projet phare)
  • Musée maritime évoqué pour capter le flux touristique (Pointe du Raz-Haliotica) mais détails limités Général :
  • Manque de précisions budgétaires soulevé par le public (enveloppe totale, calendrier précis)
  • Dépendance forte aux subventions extérieures (Europe, Région, Département, CCA) à sécuriser avant engagement
  • Plusieurs demandes en cours depuis 3-4 ans sans aboutissement (douches Sainte-Évette), posant question sur la continuité avec le mandat actuel du candidat tête de liste (maire délégué sortant)

Cohérence avec les enjeux de la commune

Démographie :

  • Diagnostic précis et alarmant (51,2% de plus de 60 ans, seulement 8,8% de 0-14 ans) justifiant à la fois l’abandon de Pierre-Le Lec et le développement de services de santé
  • École modulaire adaptée au contexte (flexibilité, coût maîtrisé, modularité pour accueillir élèves d’autres communes du Cap en cas de fermetures)
  • Paradoxe potentiel : une commune peut-elle se résigner au vieillissement ou doit-elle investir dans l’attractivité pour jeunes ménages (logements, école, emplois) pour inverser la tendance ? Pression immobilière (46% de résidences secondaires) :
  • Priorité affichée aux Audiernais/Esquibiennois et primo-accédants, mais pas de mesures spécifiques sur la régulation des résidences secondaires
  • Appel à la mobilisation des logements peu occupés pour locations à l’année, sans détail sur incitations ou contraintes envisagées Économie saisonnière :
  • Volonté d’animer le territoire toute l’année cohérente avec le défi, mais moyens concrets à préciser
  • Conscience de l’importance de l’accueil touristique (plages, plaisanciers, musée) mais solutions limitées par contraintes budgétaires et décisions régionales Adaptation au changement climatique :
  • Propositions centrées sur la protection contre submersions marines, pertinentes face à l’intensification des phénomènes météo-marins
  • Mais position sur le siège CCA en zone inondable semble contradictoire Gouvernance participative :
  • Proposition de comité littoral cohérente avec l’engagement de consultation citoyenne, à condition d’une réelle co-construction
  • Promesse de transparence via bulletin municipal

Comparaison avec la situation actuelle

Rupture assumée :

  • Le candidat tête de liste, maire délégué sortant, assume sa rupture avec la majorité municipale il y a environ un an
  • Aucun élu sortant dans l’équipe, marquant une volonté de renouvellement
  • Changement de position sur Pierre-Le Lec reconnu, avec prise de responsabilité sur les conséquences financières (indemnisations) Continuité :
  • Certaines demandes (douches Sainte-Évette depuis 3-4 ans) n’ont pas abouti durant le mandat actuel
  • Plusieurs projets logement présentés sont déjà en cours (ancienne poissonnerie, quartier du Sud, Kérivois), pas des projets nouveaux Changement de méthode :
  • Accent mis sur la concertation (comité littoral, consultation) suggérant une volonté de gouvernance plus participative
  • Renforcement du dialogue avec commerçants et associations

Questions en suspens pour les Capistes

  1. École : quel coût exact du retrait du projet Pierre-Le Lec (indemnisations) ? Quelle garantie d’obtention de l’autorisation préfectorale en zone 2AUS ? Quelles sources exactes des 50% de subventions annoncés ?
  2. Musée maritime : quelles garanties sur les 70-80% de subventions européennes ? Quelle étude de viabilité économique (fréquentation, revenus) ? Quel contenu des collections ? Quel personnel permanent ?
  3. Santé : quelles garanties concrètes d’attraction de spécialistes au-delà de l’engagement à “s’y employer” ? Quelle capacité à obtenir les contrats CAIP en zone fragile ? Quelle mutualisation intercommunale envisagée ?
  4. Logements : quel nombre de logements vacants disponibles et mobilisables ? Quels dispositifs concrets envisagés pour mobiliser les résidences secondaires au profit du logement à l’année (incitations fiscales, conventionnement, réglementation locale) ? Quelle issue des contentieux en cours ?
  5. Budget : quelle enveloppe totale sur 6 ans pour l’ensemble des projets ? Quelles capacités financières de la commune pour mener ces projets (parcours santé, module maison de santé, logement d’urgence, indemnisations école, musée, protections maritimes) ?
  6. Coordination intercommunale : quels projets concrets avec la CCA et les autres communes du Cap Sizun pour mutualiser services et équipements ? Quelle position définitive sur le siège intercommunal ?
  7. Autres thématiques : quelle stratégie d’attractivité globale au-delà de la santé pour attirer de jeunes familles et inverser le déclin démographique ? Quels projets concrets pour le patrimoine, la pêche, le port, l’environnement au-delà de la protection contre submersions ?

Thématiques non ou peu abordées

  • Pêche et port : mentionnés comme projet phare (défense du patrimoine) mais non détaillés lors des réunions
  • Alimentation locale au-delà de la restauration scolaire
  • Services aux aînés au-delà du parcours santé
  • Énergie, déchets, biodiversité au-delà de l’école écologique et des labels environnementaux
  • Langue bretonne, traditions du Cap Sizun
  • Emploi local, filière pêche
  • PLU, OPAH, rénovation du bâti Les Capistes sont invités à solliciter des compléments d’information sur ces sujets lors de prochaines rencontres ou via la plateforme Audierne2026.

Ò Capistaine vous rappelle que cette synthèse reflète uniquement le contenu des réunions transcrites de cette liste. Pour une vision complète, comparez avec les programmes des trois autres listes en lice, et posez vos questions aux candidat·es lors des prochaines rencontres publiques ou via la plateforme participative. La démocratie locale se nourrit de débat éclairé et de participation active de toutes et tous. Bon vent, Capistes !